Ce premier mai était pluvieux. Ma petite famille et moi nous avons tout de même pris la voiture pour sortir de LYON pour prendre la direction de Villette de Vienne qui... comme son nom l'indique est à côté de Vienne dans le 38.

Le galop romain de Vilette de Vienne est une course à pied avec une organisation rôdée. Les bénévoles sont efficaces et malgré la pluie on sent une bonne ambiance entre coureurs.

C'est une course de 13 km axée nature que l'on pourrait qualifier de trail tant les conditions et le dénivelé positif étaient rudes. Une autre épreuve de 9 km plus courte mais toute aussi nerveuse était au programme dans cette région vallonnée. Petite particularité: Le parcours du 13 km est à cheval sur le département 38 et le département 69.

Au départ le speaker était un poil optimiste et utilisait un bel euphémisme en parlant de terrain gras, de petit ruisseau se formant sur le chemin et de température fraiche au sommet du col traversé par la course.

A 8h50 je laissais femme et fille aller se réchauffer dans la salle polyvalente de la ville pour aller m'échauffer sous une température de 6 degrés. Je papote avec mon oncle qui est engagé sur le 9 km et qui me parait bien motivé. Je papote je papote et oh 9h15 départ! J'ai perdu 10 secondes à démarrer les chronos de ma montre et de mon téléphone. Je m'élance à un rythme de 5 minutes au kilomètre ce qui est rapide sachant qu'il y avait une côte raide des le 2ème kilomètre. Jusqu'au km 5 j'étais en sur-régime. Bizarrement cela se passait bien. Je pense que l'association musculation/running à payer ses fruits. Je ne marche à aucun moment, je suis le rythme d'une fille qui est aussi en bonne forme. Je décide alors qu'elle sera mon binôme jusqu’à la fin. Le terrain est glissant et quelques coureurs sont tombés sans grande gravité heureusement. Il est parfois nécessaire de rester derrière une personne plutôt que de vouloir à tout prix la dépasser quand la boue est si dense. Mes chaussures de trail tiennent le choc à ma grande surprise, je ne dérape pas. Cela a été un atout car beaucoup de concurrents se sont retrouvés à marcher car il n'avait pas de crampons aux pieds. Certains passage étaient super durs! Notamment un oú une corde a été installée entre deux arbres pour pouvoir bien gravir le passage.... Au km 10 Je franchis un énième sentier montant et j'aperçois mon oncle avec qui j'échange un petit moment. Je suis étonné de son allure rapide et pense qu'il a de la réserve pour finir au sprint. Je le laisse 1 km plus tard car je n'arrivais pas à courir à son rythme: l'allure que j'avais adopté me permettait de ne pas tomber. Concernant la fille qui courait à côté de moi elle était en hyperventilation et à du ralentir. j'ai gardé mon rythme pour terminer en 1h 13 min et 38 secondes temps officiel. Mon oncle prévoyait 1h20 pour ses 9 km il fini...en 1h pile....bravo tonton.

J'étais là pour courir, prendre du plaisir, mais le plus important c'était la famille... pas seulement mon oncle mais ma fille et son cousin qui participait à la course des petits, moyen et grands enfants. Elle a gagné... Je n'ai pas fini d'entendre des "j'ai gagné ma course papa" cette semaine....

Malgré la pluie le froid les petits grêlons sur le col au 6ème kilomètre, j'étais heureux car j'ai fais une super course, mon oncle s'est remis à la compétition en douceur, j'ai vu de la famille et la journée s'est terminée de manière conviviale. Ce n'était pas une course à pied ordinaire à titre personnel. L'environnement était autrement plus important.

Thierry