Alphonse de Lamartine, grand poète de Mâcon écrivait : "L'Homme n'a point de port, le temps n'a pas de rives, il coule et nous passons."

C'est dans sa ville que nous allons lui donner tord et courir à contre courant de la Saône , comme des acharnés luttant contre leurs temps, luttant contre leurs destins...

En cette journée du patrimoine, je voulais marquer le coup en mettant de la culture dans ce compte rendu.

Samedi17 Septembre 2016

RETRAIT DE DOSSARD

Je connais Mâcon car ma femme y a des attaches familiales. Elle connait la ville par coeur. Je me laisse donc guider. Nous arrivons en un clin d'oeil à l'esplanade Lamartine (tiens tiens) sans GPS et sans hésitations sur le chemin. Nous nous garons dans le parking près de l'Esplanade et retirons mon dossard. Le tee shirt bleu nuit est magnifique. Je sens que je vais l'arborer sur d'autres courses.

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Le temps est gris mais les visages de bénévoles sont souriants et francs. Il y a une grande difference entre une compétition organisée par un club d'athlétisme et une association ou amalgame d'associations. Cela se sent sur l'envie de bien faire des gens. Numéro 283. Le nombre de personnes sur le semi marathon est d'environ 300 et sur le dix km environ 600 soit entre 900 et 1000 coureurs qui vont dévaler les quais de Saône, la belle voie bleue.

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VISITE DE MACON

Visiter une ville que l'on connait n'est pas chose facile alors nous sommes allés à l'essentiel.

Une nouveauté est quand même à souligner: le tracé de la plume. Des plumes de bronze matérialisant le parcours patrimonial inauguré lors des journées du patrimoine. Chaque plume de bronze, indique le chemin d'un monument patrimonial à l'autre. Le logo est un livre ouvert avec une plume. Ce n'est pas clair? Voici la photo d'une plume.

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J'aime le café et l'odeur de la torrefaction portée par ce vent frais qui m'a traîné vers la brûlerie. Un acceuil chaleureux. Je n'y suis pas habitué. A Lyon, c'est froid. A Mâcon, on se parle on se dit les choses. Le torrefacteur m'a expliqué son métier. Il s'y connait.... et puis quand on entre dans une boutique de connaisseurs et qu'on demande du café en grains de Sidamo c'est que l'on connait le café. Nous repartons avec des chocolats de grande facture du thé vert également.

Notre promenade froide et grise continue vers la maison de bois. Un restaurant café où la facade est un peu particulière et où il y a un glacier... Il fait 13 degrés... nous prenons un café.

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La promenade se termine avec une crèpe et un petit parcours en bord de fleuve. Oui c'est un fleuve. Le Rhône est géographiquement une rivière (je suis politiquement engagé ahah).

Ainsi se termine la partie culture de mon périple running à Mâcon.

Dimanche 18 Septembre 2016

Nous nous garons 5 minutes avant qu'il soit impossible de le faire. Le vent est froid et je m'échauffe avec ma polaire. Femme et Enfant se mettent à l'abri dans un café. J'observe les coureurs. particulièrement Un. Lui est au dessus au niveau de l'attitude et de la foulée. Il gagnera le semi marathon en 1h11. Un temps assez incroyable pour un coureur du dimanche comme moi.

Le départ du semi est donné pile à l'heure. Les échauffements son cadrés, les coureurs disciplinés. Je pense que ce sera un dix km de haut niveau comme le semi.

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LA COURSE

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Le départ est donné à l'heure. Je pars avec prudence. En effet, le premier kilomètre se fait entre les voitures garés en passant par la médiathèque pour ceux qui connaissent. Les dépassements sont risqués car il y a des travaux. Je décide donc de changer ma stratégie de course. Je passe du positive split au negative split. Je ne vois pas la borne du km 1. Ce premier km était une boucle de l'arche de départ à... l'arche de départ pour prendre les quais en sens inverse. Km 2 : 9 minutes. KM 3 14 minutes. Je reste dans le rang et je ne dépasse personne à part les cramés, les blessés. Il n'y a pas d'escargots dans cette course (un comble pour la région). Au Km 5 je constate que je suis à 24 minutes et 51 secondes. Quelle temps dégueulasse ;) Il va falloir que j'augmente mon allure. Je lève les yeux, le spectacle est magnifique. La riv... le fleuve est majestueux et calme. On dirait le lac de la chanson de Julien Doré. La voie bleue est agréable. La ville et le bord de Saône me plaisent. La pluie et le vent sont agréables car cela rend la respiration plus facile, les poussières restant au sol. Je me cale dans la foulée d'une fille ayant la même corpulence et la même allure que moi. Entre le KM 6 et le KM 8 elle courrait un peu en surrégime alors je l'ai laissé filer. Je la rejoins au km 9. Elle me suit. Nous finissons presque ensemble. A la fin de la course sur la dernière ligne droite de l'esplanade, je sens un souffle et une foulée. Un vieux sortie de nulle part qui veut griller un place. Ayant du jus, je ne l'ai pas laissé faire. Je lui aie lancé un "il se prend pour qui celui là, ça ne se fera jamais" Bon Dieu à quoi ça sert de sprinter dans ces conditions? Bref. Avec tout ça j'ai oublié de stopper mon chrono. 48 minutes 20 secondes en réalité. Un beau chrono, vu le temps et la répétition des efforts sur 3 semaines.

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Je rejoins femme et enfant, après avoir rendu le dossard pour un énième tirage au sort et la puce chronométrique. Je reste au joli ravitaillement, sous l'arche puis sous le podium j'hume l'air de l'esplanande Lamartine . Je ne suis nullement fatigué et je peux repartir pour un autre dix km. On sent que l'entrainement a payé. Je décide de ne pas attendre le tirage au sort, remercie un bénévole et m'en vais en famille car ma fille a un peu froid... et moi aussi.

Mâcon est une grande ville. Sa course aussi est grande par le niveau de l'organisation et par le plateau de coureur élite de Saône-et-Loire. L'année prochaine je reviens. C'est sûr.

Je vous laisse avec un hydravion qui se pose va se poser sur l'eau non loin de l'esplanade Lamartine

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Thierry